Le serti grain
Dans l’univers exigeant de la haute joaillerie, le sertissage est l’étape qui permet de mettre en lumière la beauté des pierres précieuses en les enchâssant harmonieusement sur des montures dédiées.
Parmi les nombreuses techniques de sertissage existantes, il y a le « serti grains ». Mises à part les pierres de centre que l’on trouve le plus souvent sur des solitaires, et maintenues grâce à des griffes repliées sur la gemme, ce type de serti est le plus fréquemment pratiqué pour des pierres de petits diamètres.
Bien que cette méthode soit très ancienne, elle a évolué au fil du temps grâce à l’intégration d’outils modernes et de procédés spécifiquement développés pour répondre aux demandes grandissantes sur le marché mondial.
Il n’en est pas moins qu’il a fallu préserver la qualité d’un travail artisanal, voire même de la renforcer.
Quelles sont les caractéristiques du serti Grain ?
Comme tous les autres types de sertissage, l’opération consiste avant tout à fixer solidement chaque pierre.
À l’origine, le sertisseur devait lui-même préparer les trous sur le bijou, ceci bien sûr suivant une nomenclature bien précise. Passée cette étape, les pierres étaient posées à une même hauteur et coincées grâce à une échoppe pointue (burin) prévue à cet effet, en repoussant sur chaque pierre des petites griffes appelées «grains».
Que le serti soit en bandes ou en pavage, l‘opération suivante consistait à creuser sur les limites extérieures un filet (ou liseré) correspondant à la forme et au style du bijou, puis de dégager chaque grain du métal excédentaire, ceci dans le but d’apporter le plus de lumière possible à la pierre.
La dernière étape consistant à arrondir le sommet de chaque grain pour obtenir un effet lisse empêchant le bijou d’accrocher les habits de la personne qui va le porter, on utilise un outil appelé un « perloir » dont l’extrémité creuse, par pression sur le métal, donne un aspect de très petites billes posées sur les pierres.
De nos jours, les volumes étant, il nous a fallu inventer de nouveaux process pour augmenter la capacité globale, économiser du métal, mais aussi trouver l’harmonie visuelle entre toutes les pièces sorties de la chaîne de production.
C’est dans ce but que nous avons développé les techniques du sertissage préparé sur la maquette de base, qu’elle soit issue d’une pièce physique réalisée à la main ou bien de la conception 3D.
Les trous sont déjà existants, les dégagements des grains déjà faits ainsi que les filets. Cette préparation nécessite toutefois une dernière reprise manuelle de la part du sertisseur, et bien qu’il faille encore avoir une certaine pratique du métier, celui-ci devient d’une manière générale plus accessible.
La joaillerie, et à plus forte raison, la haute joaillerie quant à elles, ont une exigence plus poussée. Le vrai sertisseur complet devra, suivant ses affinités naturelles et la formation qui va lui être transmise, exercer le métier pendant quelques années avant de prétendre pouvoir se qualifier d’expert.
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